Frànçois & The Atlas Mountains : une escale onirique au Métaphone
Le 6 mars prochain, les murs du Métaphone à Oignies s’apprêtent à vibrer au rythme d’une pop voyageuse et habitée. Depuis plus de quinze ans, Frànçois Marry, chef de file du collectif Frànçois & The Atlas Mountains, dessine une cartographie musicale singulière où la chanson française rencontre l’afro-pop et l’indie-folk avec une élégance rare.
Révélé au grand public avec l’album Piano Ombre et habitué des labels prestigieux (comme Domino Records), l’artiste bordelais n’a jamais cessé de cultiver son jardin secret : un univers fait de polyrythmies hypnotiques, de textes délicats et d’une mélancolie lumineuse. Sur scène, le groupe transforme chaque morceau en une expérience organique, une invitation à la danse autant qu’à la contemplation.
À quelques jours de son passage sur les terres minières du 9-9bis (billets en ligne !), nous avons rencontré un musicien pour qui l’art est un mouvement perpétuel. Entre l’effervescence des nouveaux projets et la hâte de retrouver la chaleur du public nordiste, Frànçois se confie sur son parcours, ses inspirations et ce concert qui s’annonce déjà comme l’un des temps forts de la saison.
Rencontre avec un explorateur des sons et des mots.
Propos recueillis par Nicolas et Céline Galant
Photo © Marco Dos Santos
Cela fait maintenant plusieurs années que le projet Frànçois & The Atlas Mountains évolue et se réinvente. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette tournée 2026 ? Est-ce une célébration de votre répertoire ou le laboratoire de nouveaux morceaux ?
Chaque tournée est différente avec un nouveau programme de musicien et de musiciennes. J’adapte le repertoire en choisissant les morceaux qui s’accordent le mieux. À chaque tournée j’ai la sensation d’un renouveau
Votre musique a toujours été marquée par le voyage et l’ouverture (Afrique, Europe, influences anglo-saxonnes). Comment ces influences ont-elles infusé dans votre set actuel ?
Elles sont sur cette tournée moins ostentatoires. Mais toujours bien là en filigrane. Peut-être principalement audible dans quelques gimmick de guitare.
Le Métaphone est une salle unique, située sur un ancien site minier (le 9-9bis), avec une architecture qui est elle-même un instrument de musique. Est-ce que jouer dans des lieux chargés d’histoire et de patrimoine influence votre manière d’habiter la scène ?
Oui entierement ! J’avais notamment adoré jouer au familistère de Guise il y a plusieurs années. L’environnement et l’histoire d’un lieu mettent inconsciemment le publique et les musiciens dans un état particulier.
J’ai beaucoup de chance de pouvoir faire des tournée car je peux m’adonner à mon activité préféré: ressentir l’esprit des lieux.
Votre musique joue beaucoup sur les textures, entre pop organique et percussions plus brutes. Le Métaphone est connu pour sa qualité sonore exceptionnelle ; qu’espérez-vous faire ressentir au public dans cet écrin particulier ?
Les textures de ce concert oscille entre eau et électricité . Un alliage dangereux !
Pouvez-vous nous glisser un mot sur l’esthétique visuelle de ce concert ? Doit-on s’attendre à une mise en scène épurée ou à une immersion plus graphique ?
L’idée et de faire ressentir l’ondulation de l’âme et le vent du voyage . La scénographie et les lumières refletent ces vagues là.
Si vous deviez définir l’expérience d’un concert de Frànçois & The Atlas Mountains en trois mots pour quelqu’un qui ne vous a jamais vu, quels seraient-ils ?
Ludique, rêveur et amical.
Avez-vous un rituel particulier avant de monter sur scène, surtout lors des dates en région comme celle-ci ?
Nous ne faisons pas de distinction de mise en condition selon si c’est en région ou ailleurs. Pour se connecter au lieu et à la musique, nous nous glissons dans la salle pendant la premiere partie, pour prendre la température. Plus tard, mes musiciens et moi nous nous prenons dans les bras avant de monter sur scène.
On sait que votre écriture est très liée aux paysages et aux atmosphères. Si vous deviez composer une mélodie ou choisir un instrument pour représenter l’horizon de briques et les terrils que vous allez traverser pour venir au 9/9 Bis – Le Métaphone, à quoi ressemblerait-elle ?
Pour jouer au 9/9 ? …
Une tr-909
Une boite à rythme de Manchester des années 99.